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5 Eurodéputés demandent à la Commission d’interdire les élevages d’animaux à fourrure et l’importation de ces produits au sein de l’Union européenne

5 Eurodéputés demandent à la Commission d’interdire les élevages d’animaux à fourrure et l’importation de ces produits au sein de l’Union européenne

Question avec demande de réponse orale à la Commission des eurodéputés Emma Fourreau(LFI),Anne-Sophie Frigout(RN),Virginie Joron(RN),David Cormand(EELV),Valérie Deloge(RN)

Question avec demande de réponse orale à la Commission des eurodéputés Emma Fourreau(LFI),Anne-Sophie Frigout(RN),Virginie Joron(RN),David Cormand(EELV),Valérie Deloge(RN):

L’élevage d’animaux à la seule fin de produire de la fourrure est dépassé et indéfendable d’un point de vue éthique. L’interdiction de la production et de la vente de fourrures gagne du terrain à l’échelon international. Au sein de l’Union, 22 États membres ont interdit totalement ou partiellement l’élevage d’animaux à fourrure ou ont mis en place une réglementation si stricte que le secteur a effectivement cessé ses activités. Ces mesures sont motivées par des préoccupations relatives au bien-être animal, à la protection de l’environnement et à la santé publique. La Suisse est récemment devenue le premier pays européen à interdire l’importation de fourrures produites dans des conditions cruelles, comme l’enfermement des animaux dans des cages au sol grillagé. À la suite d’une note du Conseil présentée lors de la session du Conseil «Agriculture et pêche» de juin 2023, une nette majorité d’États membres ont demandé instamment à la Commission d’intégrer des dispositions interdisant l’élevage d’animaux à fourrure dans l’Union dans ses prochaines propositions législatives et d’examiner la possibilité d’interdire la vente et la distribution de produits issus d’animaux à fourrure dans le marché unique. Dans son rapport sur la stratégie de l’Union en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030, le Parlement a reconnu les problèmes inhérents à l’élevage d’animaux à fourrure et les risques qu’il présente pour la santé publique, notamment la transmission de zoonoses. De même, les citoyens de l’Union ont exprimé leur soutien à travers l’initiative citoyenne européenne Fur Free Europe («Pas de fourrure en Europe»), qui a recueilli plus d’un million et demi de signatures en faveur de l’interdiction de l’élevage d’animaux à fourrure et des produits en fourrure provenant d’animaux d’élevage. En juillet 2025, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a confirmé que les problèmes de bien-être animal dans l’élevage d’animaux à fourrure étaient structurels et ne pouvaient être réglés au moyen d’un durcissement des règles d’élevage. Son avis met en lumière les graves conséquences sur le bien-être des visons, des renards, des chiens viverrins et des chinchillas, et conclut que leurs besoins complexes ne peuvent être satisfaits dans le cadre du système actuel d’élevage d’animaux à fourrure. Dans ce contexte, la Commission compte-t-elle s’engager à profiter de la révision en cours de la législation de l’Union sur le bien-être animal pour:

  • proposer une interdiction de l’élevage d’animaux à fourrure à l’échelle de toute l’Union?
  • interdire la mise sur le marché de produits en fourrure provenant d’animaux d’élevage, y compris l’importation de ces produits, pour faire en sorte que les produits fabriqués dans des conditions cruelles similaires en dehors de l’Union ne pénètrent pas sur le marché unique?

Source: https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/O-10-2025-000034_FR.html

NOTE: AGIT POUR LA CAUSE ANIMALE


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