Comment survivre à la Protection Animale ?
Nous n’allons pas nous mentir : la Protection Animale nourrit autant qu’elle abîme. Loin d’être un long fleuve tranquille, naviguer dans les eaux troubles de la Protection Animale induit d’anticiper et d’amortir les descentes rapides,tout en prévenant les risques de naufrage du navire.
Nous vous donnons ici quelques petits conseils pour survivre à la Protection Animale, et faire perdurer votre engagement auprès des animaux.
Etape1 : Evaluer où nous en sommes
Avoir une bonne santé mentale, c’est se sentir en sécurité, bien dans son corps, dans sa tête et dans son environnement. Cet équilibre global s’évalue et se mesure. C’est la première chose à faire pour savoir où nous en sommes. Et il se peut qu’à ce stade, nous nous rendions déjà compte que nous évoluons depuis un moment dans un grand mal être, et que nous avons besoin d’aide. Dès cette étape,il ne faut surtout pas hésiter à se tourner vers les personnes compétentes pour obtenir un soutien émotionnel. Nous ne sommes pas seuls dans cet océan de souffrance !
Etape 2 : Reconnexion
Préserver sa santé mentale, c’est d’abord bien se connaître. C’est être à l’écoute de soi, de ce qui se passe en soi, tant sur le plan physique, qu’émotionnel et psychique. Or cet exercice devient difficile lorsque nous nous “blindons” émotionnellement tous les jours pour faire face aux difficultés de la Protection Animale, et que nous ressentons de la fatigue compassionnelle, véritable serial killeuse de l’empathie. Combien de fois entendons-nous en refuge : « je me suis déconnectée de mes émotions, je me suis blindée pour pouvoir tenir et lutter contre le sentiment de vider un océan à la petite cuillère»
A court terme, ce « blindage » émotionnel donne l’illusion de tenir le coup, et d’être capable d’encaisser. Mais le risque de « craquer » et de s’effondrer est grand lorsqu’arrive le point de rupture…et il arrive malheureusement souvent brutalement, car nous avons fermé la porte à tous les signaux d’alerte qui nous ont été envoyés. Emmuré sous notre carapace, nous avons verrouillé notre capacité àpercevoir ces signaux, à réguler nos émotions et à ajuster nos réactions.
Se reconnecter à soi, ses ressentis, ses émotions, ses croyances, et mettre des Maux sur les Mots…C’est donc un premier pas vers le Mieux-être et la préservation de son empathie pour les animaux.
Etape 3 : Prévention
Préserver sa santé mentale, c’est prendre soin de soi. Une bonne question à se poser pour commencer : où en sommes-nous des trois piliers de notre hygiène de vie?
- Activité Physique
- Alimentation
- Sommeil
Cela paraît évident, et pourtant ! Combien d’entre nous négligent ces habitudes saines, clés du bien-être physique et mental ? (C’est la coach sportive qui parle ici!) Donc commençons par revenir aux basiques« Back to Basics » avant de peaufiner sa stratégie de selfcare. Prendre soin de soi pour mieux prendre soin des animaux : un Must Do !
Etape 4 : Nourrir sa satisfaction de compassion
Il y a de fortes chances que nous fassions partie des 9 personnes sur 10 qui souffrent de fatigue compassionnelle en refuge. Bonne nouvelle ! Il existe un antidote à l’érosion de l’empathie dans le secteur de la Protection Animale : L’entretien de sa satisfaction de compassion. Nous avons dédié notre vie à sauver et protéger les animaux. Et cette mission, aussi difficile soit-elle, est aussi extrêmement nourrissante, à condition évidemment de savoir la nourrir régulièrement. Et ça, ça s’apprend !
En bref, pour résumer le parcours de survie à la Protection Animale :
- Première étape : évaluer où nous en sommes : avons-nous besoin d’aide ?
- Mettredes mots sur les mauxtout en décortiquant sur ce fameux « blindage » émotionnel
- Prendre soin de soi (c’est le fameux selfcare dont nous parlons si souvent)
- Entretenir sa satisfaction de compassion
Préserver sa santé physique et mentale, c’est réduire les risques de sombrer dans la fatigue compassionnelle et l’épuisement professionnel qui nous abîment, mais abîment aussi la qualité de notre investissement auprès des animaux. Comment prendre soin d’autrui lorsque nous sommes nous-même en PLS ? Comment être capable d’être attentif au bien-être de nos protégés quand nous sommes nous-mêmes incapables d’être attentif au nôtre ? Prendre soin de soi, c’est donner le meilleur de nous-même au monde au lieu de ce qui reste de nous.
Nous ne le répèterons jamais assez : Prenez soin de vous, vous êtes précieux pour Eux !
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