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La nouvelle association Routes Vivantes vise à réduire les collisions routières mortelles pour la faune en France

La nouvelle association Routes Vivantes vise à réduire les collisions routières mortelles pour la faune en France

Impossible aujourd’hui pour les automobilistes de parcourir les routes sans y apercevoir un cadavre d’animal. Ce fait devenu banal émeut pourtant une grande quantité de gens, à commencer par des professionnels de la préservation du vivant qui se sont réunis pur fonder la nouvelle association nationale Routes Vivantes.

Les collisions routières, une cause de mortalité importante au sein de la faune sauvage

Plus qu’un constat visuel individuel, la mortalité routière de la faune est un constat scientifique. Plus de 2 millions d’animaux sont tués sur les routes chaque année en Europe, dont la majorité sont des oiseaux.

Quels sont les facteurs de mortalité des animaux sur nos routes ?

La fragmentation de l’habitat naturel des animaux sauvages est le principal facteur de leur mortalité sur nos routes. Elle est due en grande partie à l’industrie agro-alimentaire et à l’artificialisation des sols engendrée par l’urbanisation des campagnes. Ainsi, la France métropolitaine a vu 60 000 hectares de prairies, pelouses et pâturages naturels être artificialisés entre 1990 et 2018 (source : CORINE Land Cover).

Aussi, nous sommes de plus en plus nombreux à rouler : 47 millions de véhicules étaient en circulation en 2024 en France, dont plus de 80 % de véhicules particuliers. On constate donc une augmentation de 45 % depuis 1970 (source : SDES 2024).

Des espèces menacées particulièrement vulnérables face à la route

Le SOS Faune Sauvage Bretagne, organisme réunissant tous les centres de soins pour la faune sauvage de la région Bretagne, indique que le trafic routier était la cause principale de détresse des animaux sauvages – à 78 % des oiseaux – ayant eu à faire à une activité humaine en 2024 (source : bilan d’activité SOS Faune Sauvage Bretagne 2024).

La route, en plus d’être le théâtre de la détresse animale, est sans doute le principal lieu de sa mortalité. Certaines espèces y sont particulièrement vulnérables et c’est d’autant plus important qu’il s’agit d’espèces déjà fragilisées :

  • Les accidents de la route sont la principale cause de mortalité des lynx boréals, espèce classée « en danger », dont la population française est estimée à seulement 150 à 200 individus. Entre 2021 et 2025, 104 lynx ont été percutés par des voitures. (source : centre de soins Athénas / Reporterre 2025)
  • Les populations de hérissons, espèce classée « quasi-menacée », ont diminué de 16 à 33 % en 10 ans (source : UICN 2024) et ne survivent pas à une collision routière.
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Un hérisson d’Europe mort sur la route photographié par le Président de Routes Vivantes, Baptiste Treny

L’association Routes Vivantes veut réduire le nombre d’animaux victimes de la route

Chaque jour, des milliers d’animaux sont victimes de collisions routières. Ces pertes silencieuses fragilisent la biodiversité et nous invitent à repenser nos infrastructures, nos comportements et nos politiques de mobilité. Les idées de l’association Routes Vivantes pour agir ne manquent pas.

La raison d’être de l’association Routes Vivantes

Routes Vivantes vise à :

  • Fédérer les personnes déjà engagées et mettre en lumière les initiatives locales portées par des associations, des collectivités ou des chercheurs à travers la France.
  • Participer à la collecte de données scientifiques et à la diffusion de connaissances sur les impacts routiers et les solutions d’aménagement.
  • Agir concrètement par le plaidoyer, le conseil et l’aménagement d’infrastructures adaptées à la circulation de la faune, voire la labellisation.
  • Former et sensibiliser les automobilistes à travers des actions pédagogiques variées.

L’association Routes Vivantes génère l’adhésion de centaines de personnes à travers la France

Fondée en novembre 2025, elle s’est officiellement annoncée en février 2026 avec un cap et un besoin : réunir des adhérents à sa cause.
En quelques mois d’existence, Routes Vivantes a cartographié environ 400 acteurs privés et publics prêts à s’engager à ses côtés, diffusé un questionnaire grand public pour collecter les idées de près de 500 personnes, distribué son sticker réfléchissant « Ouvrons les yeux ! » à plus de 400 personnes l’ayant réclamé et réunis pas moins de 120 adhérents.
Routes Vivantes compte déjà une communauté de plus de 2000 personnes sur les réseaux sociaux et provoque la réaction de plusieurs centaines de personnes lors de chacune de ses communications.

Aujourd’hui, Routes Vivantes continue son appel à soutiens

Pour mener a bien ses prochaines missions comme la création d’un « Code des Routes Vivantes » à destination des apprentis conducteurs ou la formation des conducteurs poids-lourds au sein des entreprises disposant d’une flotte de transport routier importante, Routes Vivantes a besoin de personnes engagées.

L’équipe de Routes Vivantes incite toutes celles et ceux qui partagent ses valeurs, qui souhaitent participer au fonctionnement de l’association et lui permettre de peser sur les décisions publiques de :

  1. adhérer en ligne par le biais de Helloasso.
  2. aider bénévolement l’association à se construire et à agir concrètement

Le bureau de Routes Vivantes est constitué de Baptiste Treny (Président), Jean-Michel Ledey (Trésorier) et Amélie Boulay (Secrétaire), passionnées de nature. Ils inviteront prochainement les adhérents à une visioconférence de structuration importante.


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