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Le syndrome de l’imposteur vs Effet Dunning-Kruger

Le syndrome de l’imposteur vs Effet Dunning-Kruger

« PLUS je suis qualifiée, plus je sous-estime mes connaissances et mes compétences. MOINS je suis qualifiée, plus je surestime mes connaissances et mes compétences.»

L’époque actuelle est de plus en plus fluctuante, IA, e-book crées par des « Prompts » sans besoin de culture (ou d’expertise), réseaux sociaux, rejet de la société, besoin de reconnaissance, parfois égocentrisme presque pathologique…

Si on ajoute un environnement sensible :
un monde animal de plus en plus « anthropomorphique » et presque aucun contrôle…ce focus s’avère nécessaire pour éclairer et éviter certains pièges ou erreurs de casting des NOUVEAUX « spécialistes animaliers »…(et pas que, car tous les pans de la communication et du SAVOIR universel sont touchés aujourd’hui…et demain …).

Le syndrome de l’imposteur

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

Le syndrome de l’imposteur n’est pas une maladie mentale, mais un phénomène psychologique (théorisé
en 1978 par Clance et Imes). Il se traduit par une incapacité chronique à s’approprier ses propres succès.

Même en occupant des postes prestigieux, les personnes concernées sont convaincues que leur réussite
est le fruit de la chance, du hasard ou d’une erreur administrative, plutôt que de « leur talent » ou de leur
travail.

Son exact opposé est l’effet Dunning-Kruger (→ abordé plus loin), où des personnes peu qualifiées dans un nouveau domaine de Savoir/Compétence surestiment outrageusement leurs capacités.

Les 4 piliers du sentiment d’imposture

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un diagnostic médical, ce « syndrome » se manifeste par des schémas de pensée récurrents :

  1. La peur de l’imperfection : La crainte permanente de ne pas être à la hauteur. On minimise les
    félicitations, on refuse les promotions et on peut se sentir coupable de « réussir » ou d’avoir une
    reconnaissance.
  2. La peur d’être démasqué : La sensation de « tromper » son entourage peut souvent mener à
    l’effacement car on n’ose plus poser de questions ou donner son avis de peur de paraître « bête ».
  3. Le perfectionnisme épuisant : Pour compenser l’incompétence imaginée, on travaille beaucoup
    plus, ce qui créé un épuisement professionnel, proche du burnout alimenté par des pensées
    obsessionnelles et une auto-critique « violente » (et infondée dans les faits).
  4. La comparaison dévalorisante : On a tendance à idéaliser les collègues de niveau équivalent en les
    estimant compétents et méritant tout en dépréciant systématiquement ses propres résultats

D’où vient ce ressenti ?

Les racines de ce mécanisme se trouvent souvent dans l’enfance et l’environnement familial :

  • Éducation : Parents hyper-critiques ou, à l’inverse, surprotecteurs.
  • Compétition : Comparaison constante entre frères et sœurs.
  • Attentes : Sentiment de ne pas avoir le droit à l’erreur pour être aimé ou reconnu.

Au-delà du travail, le relationnel affectif et la société, on aussi des impacts majeurs sur la valorisation des
choses et de soi. Dans la dimension du relationnel affectif, on peut se sentir indigne de l’affection de son partenaire, ce qui peut parfois mener à une dépendance à l’autre.

Le syndrome de l’imposteur est souvent accentué par des stéréotypes de genre, d’histoire, de culture
sociétale « établie depuis parfois des dizaines voire des centaines d’années » ou encore de culture
d’entreprise toxiques. Le problème n’est d’ailleurs pas toujours par rapport à un individu spécifique, mais à un environnement qui ne valorise pas la diversité.

La société moderne change vite, très ou trop vite, ne laissant que peu de place à l’adaptation et à
l’évolution de l’humain qui eux prennent du temps. Dans un monde « pressé » , on « casse (rejette) » un
système et on impose un résultat sans se poser la question du « comment » (du chemin à reconstruire ou
adapter).

Comment s’en libérer ?

Puisqu’il ne s’agit pas d’une pathologie, on ne « guérit » pas du syndrome de l’imposteur, ON DOIT
APPRENDRE A L’ACCEPTER ET A LE DEPASSER.

Voici quelques leviers actionnables :

StratégieAction concrète
ObjectivitéDemander des feedbacks factuels et chiffrés sur son travail.
Journal des succèsNoter par écrit chaque réussite et chaque compliment reçu.
PartageEn parler à des pairs car réaliser que l’on n’est pas seul renforce et valorise.
Thérapie / CoachingTravailler sur l’auto-efficacité et l’estime de soi avec un professionnel.

En résumé : Reconnaître ces pensées est le premier pas pour les désarmer. On n’est pas un imposteur, on
doit simplement apprendre à accepter sa propre valeur.

Lecture traitant du syndrome de l’imposteur

  • Le complexe d’imposture, ou comment surmonter la peur qui mine votre sécuritéde P. Rose
  • Le syndrome de l’imposteur: Comment vous libérer du syndrome de l’imposteur et vous affirmer de S. Mann
  • Le syndrome de l’imposteur. Les clés pour changer d’état d’esprit !de K. Chassangre

Effet Dunning-Kruger

Qu’est-ce que l’effet Dunning-Kruger?

L’Effet Dunning-Kruger est en quelque sort le Paradoxe de la Confiance. Il s’agit d’un biais cognitif qui crée un décalage entre les compétences réelles et la perception que nous en avons. Cet effet s’applique dans le cadre d’un nouveau métier, poste ou encore compétence.

Nous verrons en fin de ce focus comment aujourd’hui la perversion de l’effet Dunning-Kruger s’apparente plus à un effet GOUROU ou USURPATEUR MANIPULATEUR.

Les deux experts reconnus de ce biais sont :

  • Justin Kruger est un sociopsychologue et professeur à la Stern School of Business .
  • David Alan Dunning est un psychologue social américain et professeur de psychologie.

En résumé, lorsque l’on est novice dans un domaine de compétences et moins on maîtrise un sujet, plus
on a tendance à se croire expert, tandis que les véritables spécialistes ont souvent tendance à douter d’euxmêmes force de remise en question et de volonté perfectionniste.

Les deux faces du biais

image-2 Le syndrome de l’imposteur vs Effet Dunning-Kruger

Ce phénomène se manifeste de deux manières opposées selon son niveau de maîtrise :

  • La  » Montagne de l’ignorance  » (Incompétence et sur-confiance) : Les personnes peu qualifiées surestiment massivement leurs capacités. Pourquoi ? Parce qu’elles n’ont pas encore le bagage nécessaire pour réaliser l’étendue de ce qu’elles ignorent. C’est « l’ignorance de sa propre ignorance ».
  • Le  » Vallée de l’humilité  » (Experts et modestie) : Les experts, à l’inverse, sous-estiment souvent leur talent. Maîtrisant leur sujet, ils trouvent leurs tâches « faciles » et imaginent à tort que c’est aussi simple pour tout le monde.

Il est à prendre en compte que ce biais nous touche tous. Il est plus marqué dans les domaines de culture
générale que dans les domaines « ultra-pointus » (il y a peu de risque de s’improviser neurochirurgien sans formation).

ProfilPerception de soiRéalité
Le débutant / Peu qualifiéTrès confiant, pense être au-dessus de la moyenne.Ignore l’étendue de ses lacunes, il ne sait pas qu’il ne sait pas (Incompétence Inconsciente → Maslow).
L’expert / Très qualifiéDoute de lui, pense que sa
réussite est banale.
Suppose à tort que ce qui est facile pour lui l’est aussi pour les autres.

Ce décalage de perception génère des conséquences :

  • Stagnation : Celui qui croit tout savoir ne cherche plus à apprendre, ni à se remettre en question.
  • Erreurs de jugement : Un patient peut ignorer un avis de son médecin ou un dirigeant peut prendre des risques inconsidérés par pur excès de confiance et mettre à mal son entreprise.
  • Opportunités manquées : Les personnes les plus experte peuvent hésiter à postuler à des postes prestigieux, persuadés qu’ils ne sont « pas si spéciaux que ça ».

Afin de mesurer ce biais cognitif, les chercheurs utilisent un protocole simple :

  1. On soumet un groupe à un test (logique, grammaire, humour, etc.).
  2. Puis, avant les résultats, il est demandé à chacun d’estimer sa performance par rapport aux autres
    (ex: « Je pense avoir mieux réussi que 70% des gens »).
  3. Enfin, comparaison du résultat réel et la prédiction. L’effet Dunning-Kruger correspond à cet écart : Dans les résultats on observe que les moins performants se voient souvent dans le haut du panier, alors que les meilleurs se voient un peu moins bons qu’ils ne le sont réellement.

Prise en compte et réponses ?

Par définition, pour changer, il faut accepter et vouloir le faire car le travail sur soi est majeur, important et
touche à la partie structurelle de celui/celle que l’on est (réellement).

Pour ne pas rester otage de ce biais, trois stratégies sont incontournables :

  • Solliciter du feedback : Accepter les critiques constructives et honnêtes sur nos performances pour des personnes de confiance qui n’hésiteront pas à dire la réalité sans peur de jugement.
  • Pratiquer l’apprentissage continu : Plus on apprend, plus on réalise l’immensité de ce qu’il reste à découvrir.
  • Douter de soi-même : Jouer « l’avocat du diable » face à ses propres certitudes.

Lecture traitant de l’Effet Dunning-Kruger

Incompétent et inconscient de son incompétence : comment les difficultés à reconnaître sa propre incompétence conduisent à des auto-évaluations exagérées. (Journal of Personality and Social Psychology) de Justin Kruger et David Dunning

Pourquoi les gens ne reconnaissent-ils pas leur propre incompétence ? (Current Directions in Psychological Science) de David Dunning , Kerri Johnson, Joyce Ehrlinger, Justin Kruger

de conscience de soi chez les incompétents. (Organizational behavior and human decision processes) de
David Dunning , Kerri Johnson, Joyce Ehrlinger, Justin Kruger, Matthew Banner

L’ère de l’incompétence : Quand l’ignorance se croit compétence: Les aveugles du savoir : L’effet Dunning Kruger à l’ère de la surconfiance de Céline Martin

L’évolution de la surconfiance de Dominic Johnson, James H. Fowler

Perversion de l’effet Dunning-Kruger, Gourou ou Usurpateur ?

Intelligence Artificielle (IA), Agents IA, Réseaux sociaux, sont des outils qui en très peu de temps, ont pris
une place plus que conséquente dans le domaine de la création de contenus planétaires.

Une aide génial si on utilise ses nouvelles technologies en accompagnement…

De simples outils de création ou/et de communication, en moins de 4 ans, l’IA est partout et permet en
très peu de temps presque tout. Pour exemple :

Le 30 novembre 2022, la version française de Chat GPT était mise en ligne, à la disposition du grand public.
Un an après ce lancement, la notoriété de Chat GPT a atteint un niveau très important : plus d’un Français sur deux (55%) déclare désormais connaître et savoir ce qu’est Chat GPT et 83% des Français en ont entendu parler. Chat GPT est surtout connu par le plus jeunes (72% des moins de 35 ans voient bien de quoi il s’agit), les cadres (83%) et les personnes ayant un diplôme supérieur au bac (67%).
Ce chiffre est en forte hausse par rapport à une précédente enquête, menée par Ipsos pour Sopra Steria en
mars 2023, soit 4 mois après le lancement de Chat GPT. Depuis mars, la proportion de Français qui déclarent bien voir ce qu’est Chat GPT est en hausse de 17 points. Cette progression très importante de la notoriété s’observe auprès des différentes catégories de la population, ce qui témoigne d’une connaissance aujourd’hui largement répandue. Sources : IPSOS

L’effet pervers de l’utilisation sans limite de ces « outils » (qui ne sont pas assujettis à un code éthique autre que morale), est qu’en très peu de temps, une vague d’experts/spécialistes/sachants est née avec en
parallèle la sortie de leurs E-books.

Plus besoin de lire, de s’instruire, de recherche, d’expérience et d’années d’étude, de partout de nouveaux
« Gourous, parfois usurpateurs de Savoir » sont légion. Open bar sur le ras de marée de nouveaux experts.

Plus dure sera la chute en face to face d’un public averti et possédant une culture réelle. En attendant, le
biais de contamination fait son ouvrage.

Un film récent permet de redevenir critique d’un environnement qu’on pense connaitre en nous invitant à une introspection. A chacun son analyse et ses conclusions

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Réflexion sur un système en ultra accélération :

Je viens de mettre une vérité sur un doute et j’aimais à croire que ce n’était qu’un fantasme aberrant.
La culture agonise, les usurpateurs deviennent légion et ce n’est qu’un début. Je ne suis pas conspirationniste, la Terre est (presque) une sphère, le Reptilien sous enveloppe humaine reste pour moi
une série de film « V »…

Nombre de nous (j’espère) se cultivent en permanence afin d’évoluer en connaissances et compétences.
Le livre reste un outil, une référence pour beaucoup…et l’IA (superbe outil qui devrait le rester) permet
l’assistanat absolu. Pour faire suite à ce focus, l’utilisation par certains de l’IA optimise diaboliquement
l’Effet perverti Dunning-Kruger !

J’avais du mal à comprendre (ou plutôt je ne voulais pas voir) pourquoi autant de e-books paraissent chaque jour (y compris dans mes domaines de compétences et de passions) :
Malheureusement pour les auteurs qu’ils soient écrivains, scientifiques, spécialistes ou passionnés, en une
recherche sur Internet, je suis arrivé sur la Pierre Philosophale :

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En clair, je peux me lever le matin spécialiste du premiers secours animalier, demander à une IA à 7h30 de
me créer un ebook de 150 pages sur la culture des asperges, partir faire un footing et avoir un magnifique ouvrage à faire éditer le soir…ça y est je suis jardinier spécialiste de l’Asparagus officinalis.

Si je suis dans le déni, merci de me réveiller, sinon, je dois accepter d’être beaucoup, beaucoup plus critique de ce que je lis…qui malheureusement est très bien « formulé ».

Je laisse là cette réflexion, toute à votre analyse rationnelle.


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