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Pourquoi et comment nourrir les oiseaux en hiver ? Bonnes pratiques et précautions

Pourquoi et comment nourrir les oiseaux en hiver ? Bonnes pratiques et précautions

L’hiver : une période critique pour les oiseaux sauvages

Quand les températures chutent et que la neige ou le gel recouvrent le sol, de nombreuses espèces d’oiseaux (mésanges, moineaux, rouges-gorges, verdiers, etc…) voient leurs ressources naturelles s’amenuiser : graines, insectes, baies deviennent plus rares. La dépense énergétique pour maintenir une température corporelle élevée augmente alors, exposant ces oiseaux à un risque élevé de fatigue, voire de mortalité.

Des études récentes confirment que l’apport alimentaire hivernal va au-delà d’un simple soutien calorique : il aide les oiseaux à maintenir leur santé. En Suède, des chercheurs ont montré que les oiseaux bénéficiant d’un nourrissage en hiver résistent mieux aux infections, car ils n’ont pas à mobiliser autant d’énergie pour combattre la maladie tout en maintenant leur métabolisme. Ainsi, lorsque les mangeoires sont bien utilisées, elles peuvent contribuer à la survie de populations d’oiseaux pendant les mois les plus rudes.

Que donner ? Conseils d’alimentation et erreurs à éviter

Aliments recommandés

  • Les graines de tournesol noires (idéalement bio et non salées) : riches en lipides, protéines et minéraux, elles conviennent à de nombreuses espèces.
  • Les boules ou pains de graisse végétale : source d’énergie concentrée — mais attention à bien retirer les filets plastiques souvent dangereux pour les oiseaux.
  • Les mélanges de graines variées, adaptés aux petits passereaux comme les moineaux ou pinsons : millet, avoine, parfois maïs concassé.
  • Les fruits (pommes, poires, raisins secs) pour les espèces qui les apprécient, comme les merles ou les grives, notamment quand le sol est gelé.

Ce qu’il ne faut jamais donner

  • Le pain, les produits salés ou sucrés, les restes de cuisine ou des aliments gras cuits (bacon, lard, sauces…) : ils sont mal digérés, pauvres en nutriments utiles, voire toxiques pour les oiseaux.
  • Les boules de graisse en filet plastique : les oiseaux peuvent s’y prendre les pattes, risque grave pour leur sécurité.

Bien installer la mangeoire : hygiène, sécurité et placement

  • Quand nourrir : idéalement entre mi-novembre et fin mars, pendant les périodes de froid prolongé.
  • Où placer la mangeoire : dans un espace dégagé, à l’abri des prédateurs (chats, fouines), visible depuis une fenêtre de la maison pour observer les oiseaux sans les déranger.
  • Hygiène indispensable : nettoyer régulièrement les mangeoires et abreuvoirs, renouveler l’eau chaque jour, éviter l’accumulation de fientes ou de nourriture moisie. Cela réduit les risques de transmission de maladies entre oiseaux.

Un geste utile… mais à pratiquer avec responsabilité

Le nourrissage hivernal, lorsqu’il est bien fait, peut constituer un véritable soutien pour la biodiversité locale. Il offre une alimentation fiable dans une période de disette naturelle, aide les oiseaux à passer des hivers plus durs, voire à survivent à des menaces sanitaires, tout en permettant une observation de la faune depuis chez soi.

Cependant, ce geste ne doit pas devenir systématique toute l’année : en période de reproduction ou de printemps, il peut perturber leurs comportements naturels, créer une dépendance ou déséquilibrer les populations locales.

En résumé : si vous souhaitez aider les oiseaux cet hiver, faites-le, en respectant les bonnes pratiques. Nourrir n’est pas un acte anodin, c’est un engagement envers la faune sauvage.


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