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Chasse : début d’une saison meurtrière pour les animaux

Chasse : début d’une saison meurtrière pour les animaux

Dimanche 14 septembre, la chasse a repris de plus belle avec l’ouverture générale de ce loisir mortifère. Une nouvelle saison déjà marquée par les cadeaux de l’exécutif aux chasseurs, dont les animaux paient le prix fort. One Voice est sur tous les fronts pour les défendre.

Rien n’arrête les chasseurs. Ni les incendies et les périodes de canicule qui ont affaibli la nature et ses habitants tout au long de l’été, ni même la sixième extinction de masse des animaux sur la planète, dont les oiseaux sont parmi les premières victimes. Pour preuve, en France, 65 espèces d’oiseaux sont toujours chassables, généralement sans autre justification que le plaisir de tuer.

Limiter le carnage : une demande de l’Union européenne

Dès novembre 2024, la Commission européenne a pourtant souligné la nécessité de suspendre ou de réduire la chasse d’oiseaux en mauvais état de conservation au sein de l’UE. Sept espèces sont concernées en France : les fuligules milouins, les canards siffleurs, les cailles des blés, les grives mauvis, les canards pilets, les canards souchets et les sarcelles d’hiver.

Le gouvernement plie devant les lobbyistes…

La France aurait dû suivre ces recommandations. Mais face à la colère de la Fédération nationale des chasseurs, le ministère de la Transition écologique a rapidement enterré toute velléité de réduire les périodes de chasse. Préférant Willy Schraen à Bruxelles, Agnès Pannier-Runacher a publié en août un arrêté où les “prélèvements” d’oiseaux ont remplacé les moratoires. Dans le viseur : jusqu’à 5 000 fuligules milouins, ou encore 15 cailles des blés par jour et par chasseur, entre autres… 

… et s’obstine dans le massacre

Le 2 septembre, le ministère a poursuivi sur sa lancée en prenant un arrêté permettant la capture aux pantes de près de 10 000 alouettes dans les Landes, la Gironde, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques. Autant d’oiseaux qui vont être attirés par les cris de leurs congénères utilisés comme “appelants” avant que des filets se referment violemment sur eux… sans aucun respect de la décision du Conseil d’État qui avait prohibé cette pratique en mai 2024 tant elle contrevient à la directive européenne “Oiseaux”.

10 560 tourterelles des bois visées

Pour les tourterelles des bois aussi, l’heure est aux retours en arrière. En 2021, à la suite de notre action en justice auprès du Conseil d’État, les tirer avait été interdit. Interdiction qui avait été renouvelée tous les ans depuis. Mais le 29 août dernier, le ministère de la Transition écologique a publié un arrêté piétinant ces années de progrès. Le texte autorise la mise à mort de 10 560 tourterelles des bois pour la saison 2025-2026. Une véritable hécatombe. 

D’innombrables animaux en danger

Et les oiseaux sont loin d’être les seules victimes de cette politique pro-chasse. Alors que les blaireaux sont protégés en Angleterre, au Pays de Galles, aux Pays-Bas, au Danemark, en Grèce et en Hongrie, les déterreurs français continuent à les harceler jusque dans leurs terriers. Cette saison, comme chaque fois depuis 2019, nous attaquons cette pratique cruelle devant les tribunaux pour la faire reculer toujours plus. Contre les pièges tuants, le braconnage et les battues administratives qui déciment sangliers, cervidés et renards, nous poursuivons là aussi nos actions en justice et devant les autorités ! 

Une inquiétante recrudescence des accidents

Nous tirons également la sonnette d’alarme pour les victimes collatérales de la chasse, en forte hausse ces derniers mois. En plus des dizaines de millions d’animaux tués, la saison 2024-2025 a vu pas moins de onze personnes perdre la vie, soit plus du double des années précédentes, et près de cent autres être blessées. Face aux fusils, personne n’est à l’abri.

Nous agissons dans les tribunaux !

Biodiversité en déclin, rappels à l’ordre de l’Union européenne et insécurité croissante… Rien ne semble pouvoir détourner l’État français de sa volonté de plaire au lobby de la chasse. En réaction aux cadeaux faits à cette minorité bruyante et à la mort annoncée de milliers d’animaux, nous nous mobilisons ! Nous étions présents au Conseil d’État contre la chasse d’oiseaux menacés le 19 septembre, puis contre le retour des captures d’alouettes des champs aux pantes le 22. Le combat continue !


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