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Angelique Ranc demande au Gouvernement d’accroitre le quota de loups à abattre et d’assouplir les règles encadrant les tirs

Angelique Ranc demande au Gouvernement d’accroitre le quota de loups à abattre et d’assouplir les règles encadrant les tirs

Question écrite du 18/11/2025 de Angélique Ranc députée de l’Aube- Rassemblement national

Mme Angélique Ranc attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur l’insuffisance des moyens juridiques et opérationnels de régulation du loup au regard de la prédation subie par les éleveurs. Alors qu’un arbitrage gouvernemental est attendu sur le reclassement du statut du loup en droit français, les attaques se multiplient et fragilisent gravement l’élevage et le pastoralisme dans de nombreux territoires ruraux. Les éleveurs constatent que le plafond de prélèvements fixé à 19 % de la population de loups, combiné à une méthode d’estimation contestée, conduit à gérer des quotas théoriques plutôt qu’à répondre à la réalité de la prédation sur le terrain. Parallèlement, plusieurs orientations défendues au niveau national suscitent de fortes inquiétudes. Le risque d’aligner les conditions d’indemnisation du cercle 2 sur celles du cercle 1 reviendrait à complexifier encore l’accès aux indemnisations et à rendre le dispositif, en pratique, inopérant pour de nombreux élevages. La remise en cause du caractère volontaire de l’effarouchement en cercle 3, l’encadrement strict des tirs de défense (durée limitée, nombre restreint de tireurs) et des tirs de prélèvement (périmètres et périodes contraints), ainsi que l’absence de réponse adaptée dans les cœurs de parcs nationaux et les zones périurbaines ou proches des habitations, où les tirs sont difficilement réalisables, contribuent à désarmer les éleveurs face à un prédateur mobile et opportuniste. En outre, la notion de vulnérabilité territoriale reste peu prise en compte, alors que le financement d’analyses de vulnérabilité territoriale permettrait d’identifier des zones de non-protégeabilité et d’y adapter les dispositifs de protection et de régulation. Elle lui demande quelles décisions le Gouvernement entend prendre, d’une part, pour revoir le plafond de 19 % et la méthode d’estimation de la population de loups afin de fonder la régulation sur la prédation réellement subie et non sur des quotas théoriques et, d’autre part, pour garantir le maintien d’un dispositif d’indemnisation et de protection effectivement accessible en cercle 2 et en cercle 3, assouplir les règles encadrant les tirs de défense et de prélèvement, intégrer pleinement les cœurs de parcs nationaux et les zones périurbaines dans la stratégie nationale de gestion du loup et reconnaître la vulnérabilité de certains territoires par la mise en œuvre et le financement d’analyses de vulnérabilité territoriale.

Source: https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE10988

NOTE: AGIT CONTRE LA CAUSE ANIMALE


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